Mon enfant refuse d’aller chez son père ou chez sa mère : que faire ?

mon enfant refuse d'aller chez son père ou chez sa mère : dois-je l'y obliger ?

Lors d’une séparation ou d’un divorce, il n’est pas rare qu’un enfant exprime un refus d’aller chez l’autre parent. Cette situation, souvent source d’angoisse pour les parents, soulève une question essentielle : êtes-vous légalement tenu de l’y obliger ?

Cette problématique se situe à la croisée de deux éléments fondamentaux :
-Le respect des décisions judiciaires
-L’intérêt supérieur de l’enfant

Le droit de visite et d’hébergement permet à chaque parent de maintenir des relations personnelles avec son enfant.

Ce droit peut être :

-fixé par une décision du juge aux affaires familiales (JAF)

-ou convenu amiablement entre les parents

Dans tous les cas, le parent chez qui réside l’enfant a l’obligation de le remettre à l’autre parent.

Le refus de présenter un enfant à l’autre parent peut constituer une infraction : la non-représentation d’enfant

Elle est sanctionnée pénalement, sauf motif légitime.

Il est un élément primordial, de sorte qu’il est nécessaire d’en tenir compte lorsque le refus de l’enfant résulte :

-D’un mal-être

-D’un conflit de loyauté

-De violences

L’enfant peut être entendu par le juge s’il est capable de discernement.

En pratique, plus l’enfant est âgé, plus son avis sera pris en considération

⚠️ Toutefois, son refus ne suffit pas à suspendre automatiquement le droit de visite.

Si vous suspectez :

-des violences

-une mise en danger

ou une situation de maltraitance

Vous pouvez refuser de présenter l’enfant à titre exceptionnel.

Il faudra bien évidemment entreprendre les démarches nécessaires auprès des autorités compétentes (plainte notamment) et rapidement saisir le Juge aux affaires familiales afin qu’il puisse (re) statuer sur les modalités parentales, dans l’intérêt de l’enfant. Il est possible, dans le cadre de la procédure, de solliciter une enquête sociale ou une expertise psychologique pour éclairer le juge sur la situation familiale.

Le non-respect du droit de visite et d’hébergement peut entraîner des conséquences pénales, notamment pour non-représentation d’enfant.

Un avocat vous permet de :

-comprendre précisément vos obligations

-éviter toute erreur pouvant vous exposer à des sanctions

-adopter la bonne posture en cas de refus de l’enfant

Un avocat analyse votre situation pour :

-déterminer si le refus est légitime

-évaluer les risques juridiques

-vous orienter vers les solutions les plus adaptées (médiation, procédure, urgence)


Oui, mais ce refus doit être analysé. Il ne suspend pas automatiquement le droit de visite.

Vous devez respecter la décision judiciaire, mais sans recourir à la contrainte physique.

Une infraction de non-représentation d’enfant, sauf motif légitime.

Il n’existe pas d’âge précis. Le juge apprécie la maturité de l’enfant.


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